JOURN’ART

a_portraitDans son ITINERAIRE, Ludovic FADAIRO s’exprime au Mali

Né en 1947 à Zinvié, Monsieur FADAIRO est un « artiste africain » comme il aime à le dire.  Originaires du Bénin, il a étudie à la Famous  Artist Scool d’Amsterdam, à l’Ecole des beaux arts de Montréal et Paris. Il enseigne pendant 30 ans les arts plastiques aux Beaux Arts d’Abidjan.
Philosophe et penseur, la création de FADAIRO détourne les conventions de l’art contemporain telles que nous l’enseigne l’académisme. Il développe une forte expérimentation des matières, que cela s’agisse du support ou des couleurs. Ainsi ses toiles sont souvent sur des tapas et ses couleurs, des pigments naturels. Mais FADAIRO est un avisé des matières, il ne se dessine aucune limite. « On ne se transforme pas, on utilise le brute alors que tous nous parle. » dit-il. Ainsi il colle, taille, frotte, déchire et superpose tissus, papiers, plastiques, Pepsi glasses, sac de jute, fils,  colorant ou encore d’autres objet de récupération pour composer une « symphonie de matière» .
Au delà du peintre, FADAIRO est un sculpteur atypique dont les formes ressemblent à des fétiches. Des hommes et des femmes de petites ou grandes tailles très souvent composées dans des installations. Ce qui confirme l’infini univers du maitre. Maitre, car ouvert et engagé  à transmettre son savoir à la nouvelle génération. Un étudiant du conservatoire nous confie  « Les travaux du maitre sont toujours une source d’apprentissage pour moi, cette exposition est pleine de découverte. »
Un autre point important de la création de FADAIRO, c’est les signes du « FA ». Des fines traces appliquées dans les différents recoins de ses peintures leur donnent une puissance ancestrale.
Depuis trois ans qu’il séjourne au Mali, Fadairo témoigne de la richesse culturelle, spirituelle et esthétique  de ce pays.  Plus de 40 toiles présentées au musée national du Mali du 01 au 30 novembre 2016  illustrent sa théorie.
Un visiteur que nous avons interviewé nous confit : «  Je suis impressionné par la qualité du travail abattu dans la réalisation de ses œuvres. Et apprendre que tout est produit au Mali, je salut la capacité de l’artiste à s’approprier des matériaux locaux pour s’exprimer.»
« Les signes et symbole se mettent ensemble, dans une recherche d’harmonie pour dire ce qui n’est pas visible. » voilà le mystère de sa démarche. Pour lui, la terre entière est une maison, et l’artiste se voit comme un humain tout court, il crée donc partout, et diffuse sa pensée de musées et musées, de galeries en galerie, de pays en pays. « Parce que l’art est le seul moyen d’expression qui n’a pas besoin d’être traduit en une langue pour se faire comprendre, il est universel » Nous confie Ludovic FADAIRO.
23
Mai
2017